Atelier de sensibilisation et d'information du PASFI : accroitre le développement des MPME à travers des financements accessibles et efficaces.

Le secrétaire général du Ministère de !'Économie et des Finances, M. Mamane Sama, a présidé, le mercredi 7 octobre 2026 à Niamey, les travaux de l'atelier technique de sensibilisation et d'information des institutions financières. Financé par l'Association Internationale de Développement (AID) à hauteur de 250 millions de dollars US dans le cadre du Projet d'Appui au Secteur Financier et au Financement des micros, petites et moyennes entreprises (PASFI), cet atelier de deux jours vise à créer un cadre d'échanges, d'amélioration des capacités des financements et de création d'opportunités pour les entrepreneurs nigériens.

A l'ouverture des travaux, M. Mamane Sama a précisé que ledit projet permettra de mettre en place une ligne de crédit au bénéfice des MPME à travers les institutions financières partenaires éligibles avec une partie des ressources obtenue par l'AID, soit 110 millions de dollars US. Il permettra aussi d'avoir des institutions capables de porter efficacement les ressources vers les entreprises, dans le respect des règles convenues et avec une véritable capacité d’accompagnement de leurs clients afin de relancer le secteur privé nigérien à travers plusieurs points.

Il s'agit de la solidité financière et la gouvernance des institutions partenaires, la consolidation de leurs capacités techniques en matière d'analyse de crédit, d'évaluation des projets et de suivi des portefeuilles, et un traitement particulier accordé aux entreprises dirigées par des femmes, aux projets ayant un impact environnemental positif et aux entreprises implantées en dehors de Niamey et de Maradi.

« À l'horizon 2031, le projet ambitionne ainsi d'atteindre 6 394 MPME dont au moins 20 % dirigées par des femmes », a-t-il notifié. Il a remercié toutes les parties prenantes pour les efforts consentis visant à faciliter l'accessibilité aux financements au profit des MPME avant de les inviter à s'appliquer rigoureusement pour la réussite de cette initiative. « C'est notre responsabilité commune. Si nous réussissons, le PASFI produira de la confiance, de l'investissement, de l'activité et il contribuera à donner à nos entrepreneurs les moyens de prendre pleinement leur place dans le développement économique du Niger », a-t-il soutenu.

Pour la chargée principale de projets de la Banque Mondiale, Mme Maïmouna Gueye, le financement des MPME est un levier essentiel de création d'emplois, de diversification économique et de développement local. Par ailleurs, elle a également indiqué que de nombreuses entreprises viables peinent encore à accéder à des ressources adaptées, notamment celles dirigées par des femmes, celles contribuant à la transition verte et celles situées hors des principaux centres urbains.

« Le PASFI entend réduire ces contraintes en mobilisant les institutions financières partenaires autour d'instruments complémentaires et de modalités claires avec une ligne de crédit et la garantie partielle de portefeuille permettant d'élargir l'offre de financement, de mieux partager les risques et d'encourager des pratiques responsables », a-t-elle dit.

Elle a aussi révélé que les processus mis en place sont transparents et équitables et n'excluent aucune institution répondant aux critères d'éligibilité, qui respecte les obligations fiduciaires, environnementales et sociales.

Mme Maïmouna Gueye a réaffirmé la disponibilité de la Banque Mondiale à accompagner le Gouvernement du Niger et l'ensemble des parties prenantes dans la mise en place effective des financements afin de renforcer les capacités des institutions financières et PME et de favoriser une relance durable du crédit.

Pour sa part, la secrétaire exécutive du Fonds National d'Appui aux Petites et Moyennes Entreprises et Industries (FONAP), Mme Kadidjia Youssouf Diallo, a souligné l’importance des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) pour la croissance économique. Elle a également expliqué que PASFI prévoit aussi un appui ciblé pour renforcer les capacités tés des institutions financières participantes et améliorer l'accès des MPME aux services aux services financiers et non financiers.

« Au-delà de ses composantes, cette opération soutient les efforts du Niger pour stabiliser et moderniser son secteur financier, stimuler les activités du secteur privé et créer de meilleures conditions pour l’entrepreneuriat, l’investissement et l’emploi », a-t-elle déclaré.

DACD/RP/ME/F

Source : ONEP (Le Sahel n°11.202 du Jeudi 08 octobre 2026, p. 5).