Communiqué relatif à l’opération de reprofilage réalisée par la République du Niger sur le marché régional des titres publics le 7 mai 2026 qui constitue un succès historique et un signal extrêmement fort de retour de confiance des investisseurs.

Selon le compte rendu officiel d’UMOA-Titres, le Niger a mobilisé la totalité du montant recherché, soit 386,676 milliards de FCFA, avec un taux de couverture et un taux d’absorption de 100 %, tandis que l’opération simultanée de rachat de titres a également été intégralement réalisée pour 59,710 milliards de FCFA.

Résultats globaux de l’opération

1. Émission par adjudication (mobilisation de ressources nouvelles)
Montant mis en adjudication : 386,676 milliards FCFA.
Montant total des soumissions : 386,676 milliards FCFA.
Montant retenu : 386,676 milliards FCFA.
Taux de couverture : 100 %.
Taux d’absorption : 100 %.

2. Rachat de titres existants
Montant proposé au rachat : 59,710 milliards FCFA.
Montant total des offres : 59,710 milliards FCFA.
Montant retenu : 59,710 milliards FCFA.
Taux de couverture : 100 %.
Taux d’absorption : 100 %.

3. Montant brut total traité
446,386 milliards FCFA (émission + rachat).

4. Ressources nettes dégagées
326,966 milliards FCFA (386,676 – 59,710).

Cette opération représente l’une des plus importantes restructurations volontaires de dette jamais réalisées par un État de l’UEMOA sur le marché régional.

Structure de l’émission nouvelle
L’émission a été répartie sur quatre instruments :

Instrument             Montant retenu (Mds FCFA)          Rendement moyen
OAT 2 ans               27,785                                              9,20 %
BAT 364 jours         37,131                                              9,84 %
OAT 3 ans               210,240                                            9,19 %
OAT 5 ans               111,520                                             9,50 %
Total                        386,676

La tranche la plus importante est l’OAT 3 ans, représentant plus de 54 % de l’opération, ce qui confirme la préférence des investisseurs pour des maturités intermédiaires.

Participation des investisseurs régionaux
Huit pays de l’UEMOA ont participé à l’opération, avec une forte mobilisation des investisseurs institutionnels de la sous-région.

Les principales contributions proviennent notamment de : Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Niger, Bénin, Togo, Mali, Guinée-Bissau.
La participation massive d’investisseurs non-résidents démontre que le Niger conserve un accès solide au marché régional malgré les tensions de trésorerie observées au cours des derniers mois.

Opération de rachat : un élément clé du reprofilage

L’opération de rachat a porté sur des titres de très court terme (21 à 118 jours) pour un montant total de 59,710 milliards FCFA, permettant d’alléger immédiatement la pression sur les échéances de mai à septembre 2026.

Cette stratégie permet :
1. D’améliorer le profil d’amortissement de la dette ;
2. De réduire les tensions sur la trésorerie de l’État ;
3. De restaurer la soutenabilité budgétaire à court terme ;
4. De renforcer la crédibilité du Niger auprès des investisseurs.

Appréciation stratégique
Cette opération constitue un tournant majeur pour la gestion de la dette publique nigérienne pour plusieurs raisons :

Succès financier total
Le Niger a obtenu exactement le montant visé, sans rejet d’aucune soumission.

Restauration de la confiance
Les investisseurs ont accepté de souscrire à des maturités allant jusqu’à cinq ans.

Gestion proactive de la dette
La combinaison émission + rachat démontre une approche moderne de gestion active de la dette.

Renforcement institutionnel
Ce succès intervient quelques semaines après la création de la Direction Générale de la Dette Publique et du Financement, confirmant la pertinence de cette réforme institutionnelle.

Impact macroéconomique
Les ressources nettes dégagées permettront :
- d’apurer une partie importante des arriérés ;
- de desserrer les contraintes de trésorerie ;
- de sécuriser les dépenses prioritaires de l’État ;
- de restaurer progressivement la notation implicite du Niger sur le marché régional.

Message à retenir

Le 07 mai 2026 restera comme une date marquante dans l’histoire de la gestion de la dette publique du Niger. Grâce à une stratégie rigoureuse, une communication renforcée et une mobilisation efficace des partenaires du marché, le Niger a réalisé avec succès une opération de reprofilage de grande envergure portant sur près de 446 milliards de FCFA, consacrant ainsi le retour de la confiance des investisseurs et l’entrée du pays dans une nouvelle ère de gestion active et professionnelle de sa dette publique.

Fait à Niamey, le 08 mai 2026.

Le Directeur Général de la Dette Publique et du Financement.

Communiqué de presse relatif à la 11ème édition de la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Niger.

La Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) passe en revue avec le Gouvernement du Niger, les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre effective des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au titre de l’année 2025.

La délégation de la Commission de l’UEMOA, conduite par son Président, Abdoulaye DIOP et la délégation du Gouvernement du Niger avec à sa tête le Ministre de l’Economie et des Finances, Maman Laouali ABDOU RAFA, échangeront sur les conclusions de la revue technique, tenue du 10 au 12 novembre 2025, et consignées dans un Mémorandum.

La rencontre aura lieu à Niamey, le jeudi 07 mai 2026, à partir de 10h 00 dans la salle de réunion de l’hôtel RADISON.

A l’issue de ces échanges, le Mémorandum sera remis au Premier Ministre Lamine Zeine Ali Mahaman.

Pour rappel, la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, placée sous la présidence des Premiers Ministres ou Chefs de Gouvernement, et sous la tutelle des Ministres en charge des Finances, a été instituée par Acte Additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement (CCEG) de l’Union, le 24 octobre 2013.

Ouagadougou, le 04 mai 2026.

La Direction de la Communication.

Contacts presse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Communiqué relatif au concours international d’entrée dans le cycle Master Professionnel en Assurances (MPA), au titre de la 4ème Promotion (2026-2028) de l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé.

Le Ministre de l'Economie et des Finances a l'honneur d'informer le public que le Directeur Général de l'Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé (République du Cameroun) porte à la connaissance des candidats originaires des Etats membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances (CIMA) à savoir: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d'Ivoire, Gabo , Guinée Equatoriale, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Togo, de l’ouverture du concours international d'entrée dans ledit institut, au titre de la 4ème Promotion (2026 - 2028) du cycle de Master Professionnel en Assurances (MPA), qui sera organisé du 07 au 08 juillet 2026.

A. CONDITIONS POUR PARTICIPER AU CONCOURS

• être ressortissant d'un Etat membre de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances (CIMA);
• être titulaire de l'un des diplômes suivants :
- MST-A (IIA) ou tout autre diplôme jugé équivalent par l'Institut ;
- Licence à orientations juridique, économique, comptable, mathématiques ou technologique ou tout autre diplôme jugé équivalent par l'IIA + une 1) année d'expérience professionnelle après l'obtention de ce diplôme ;
- Licence professionnelle en assurance+ une (1) année d'expérience professionnelle après l'obtention de ce diplôme ;
- Maîtrise des facultés à orientations juridique, économique ou mathématiques ;
- Master I à orientations juridique, économique, mathématiques ou technologique ou tout autre diplôme jugé équivalent par l'IIA ;
- Master I en Sciences et Techniques Comptables et Financières.
• être âgé de 18 ans au moins et de 45 ans au plus à la date du concours ;
• avoir été présenté par son Etat d'origine.

Les diplômes ci-dessus cités doivent avoir été délivrés par les Universités et grandes écoles agréées par les Etats membres.

B. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE

• une (1) demande timbrée adressée au Directeur du Contrôle des Assurances ;
• une (1) copie légalisée de la carte nationale d'identité ;
• une (1) copie légalisée de l'extrait d'acte de naissance ;
• une (1) copie légalisée du certificat de nationalité ;
• les copies légalisées des justificatifs des diplômes requis ;
• les copies légalisées de l'expérience professionnelle pour les titulaires de Licence.

C. EPREUVES DU CONCOURS

• Français et Culture Générale : durée= 3 heures ;
• Droit ou Economie ou Techniques d'assurances ou Mathématiques, Statistiques et Calcul de Probabilités ou Comptabilité (au choix du candidat) : durée= 3 heures.

D. CALENDRIER DE DEROULEMENT DU CONCOURS INTERNATIONAL D'ENTREE AU CYCLE MPA DE L'IIA

Mardi 07 juillet 2026 : De 09h à 12h00 (Heure de Yaoundé, TU+1)
Epreuve de Culture Générale et Français.

Mercredi 08 juillet 2026 : De 09h à 12h00 (Heure de Yaoundé, TU+1)
Epreuve de Droit ou d'Economie ou de Techniques d'Assurances ou de Mathématiques, Statistiques et Calcul de probabilités ou de Comptabilité (au choix du candidat).

E. DELAI DE RECEVABILITE DES DOSSIERS DE CANDIDATURE

Les dossiers de candidature devront parvenir au plus tard le mardi 16 juin 2026 à la Direction du Contrôle des Assurances, sise au Ministère de l'Economie et des Finances (7ème étage).

Les frais de dépôt du dossier sont fixés à cinq mille (5.000) FCFA.

Pour tous renseignements complémentaires, les éventuels candidats pourront s'adresser à la Direction du Contrôle des Assurances.

Niamey, le 06 mai 2026

Le Secrétaire Général

SAMA MAMANE

Le Fonds monétaire international (FMI) et le Niger concluent un accord au niveau des services du FMI sur la huitième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit et sur la quatrième revue de l’accord au titre de la facilité pour la résilien

  • Les services du FMI et les autorités nigériennes sont parvenus à un accord au niveau des services du FMI sur la huitième revue du programme économique appuyé par la facilité élargie de crédit, ainsi que sur la quatrième revue du programme au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité.
  • La croissance économique devrait rester solide à 6,7 % en 2026 malgré un contexte sécuritaire difficile et des chocs climatiques récurrents. Même si les perspectives à moyen terme demeurent favorables, elles sont exposées à des risques de ralentissement dus au resserrement des conditions de financement mondiales et aux tensions géopolitiques à l’œuvre.
  • Les autorités nigériennes ont réaffirmé leur engagement à mener à bien le programme de réformes structurelles, notamment le déploiement progressif du compte unique du Trésor et la mise en œuvre de mesures relatives aux recettes et aux dépenses visant à dégager de l’espace budgétaire pour les dépenses de développement prioritaires.
    Washington. Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme Izabela Karpowicz, a tenu des réunions virtuelles avec les autorités nigériennes du 9 décembre 2025 au 10 février 2026 dans le cadre de la huitième revue de l’accord appuyé par la FEC et de la quatrième revue de l’accord au titre de la FRD.

À l’issue de cette mission, Mme Karpowicz a fait la déclaration suivante :

« Les autorités nigériennes et les services du FMI ont conclu un accord au niveau des services sur la huitième revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que sur la quatrième revue au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Cet accord est subordonné à l’approbation du Conseil d’administration du FMI. L’achèvement de la revue de l’accord au titre de la FEC permettrait de procéder à un décaissement de 43,8228 millions de DTS (environ 61 millions de dollars) pour aider le Niger à couvrir ses besoins de financement extérieur. Quant à l’achèvement de la revue du programme appuyé par la FRD, il permettrait de décaisser 21,714 millions de DTS (environ 30 millions de dollars). La réunion correspondante du Conseil d’administration devrait avoir lieu en mars 2026.

« La croissance économique devrait rester robuste à 6,9 % en 2025 et à 6,7 % en 2026 en dépit de chocs exogènes importants. Grâce à des récoltes favorables, les prix à la consommation ont baissé de 4,6 % en 2025 ; ils devraient augmenter légèrement en 2026. Néanmoins, les prévisions sont toujours susceptibles d’être révisées à la baisse, notamment à cause de la persistance des chocs liés à la sécurité et au climat, du durcissement des conditions de financement et d’une éventuelle réduction de l’aide au développement.

« Le déficit budgétaire en 2025 devait rester globalement aligné aux objectifs du programme. En 2026, le déficit devrait se creuser temporairement à 3,7 % du PIB, ce qui s’explique par des besoins accrus de dépenses liées aux chocs climatiques, qui seront partiellement comblés à l’aide des réformes fiscales prévues. Les autorités ont identifié des mesures pour faire face aux imprévus en matière de dépenses et de recettes en cas de resserrement supplémentaire des conditions de financement. Elles restent déterminées à poursuivre une stratégie d’endettement prudente, en privilégiant le recours aux financements concessionnels et en allongeant les échéances de la dette intérieure, ce qui contribuera à atténuer les pressions sur le service de la dette et à dégager de l’espace budgétaire en faveur des dépenses prioritaires.

« Le programme appuyé par la FEC vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance résiliente, inclusive et tirée par le secteur privé. Les résultats obtenus dans le cadre du programme ont été globalement satisfaisants au regard des objectifs à fin juin et fin septembre 2025. Aussi, les autorités ont poursuivi leurs efforts en vue d’apurer les arriérés intérieurs.

« Les autorités demeurent résolues à mettre en œuvre les réformes structurelles essentielles. Le rétablissement des comités d’arbitrage et de régulation de la commande publique, le déploiement progressif du compte unique du Trésor, ainsi que les réformes destinées à l’amélioration de la gestion des finances publiques et à la lutte contre la corruption sont essentiels pour accroître les recettes, améliorer l’efficience des dépenses et renforcer la gouvernance, la responsabilisation et la transparence. Les autorités continueront aussi d’améliorer la capacité du système bancaire à soutenir une croissance tirée par le secteur privé.

« Le financement au titre de la FRD continue d’appuyer des réformes et des investissements visant à remédier aux risques et aux facteurs de vulnérabilité liés au climat. Ces réformes sont essentielles pour renforcer la résilience et protéger les infrastructures et les moyens de subsistance. Dans le cadre de cette revue, les autorités ont achevé des évaluations des facteurs de vulnérabilité liés au climat pour des projets d’investissement public et ont encore amélioré le marquage budgétaire sensible au climat.

« La mission s’est entretenue avec le Premier ministre, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, et a tenu des séances de travail avec le ministre de l’Économie et des Finances, M. Maman Laouali Abdou Rafa ; le conseiller spécial du gouverneur de la BCEAO, M. Franck Bationo ; le secrétaire général de la Commission bancaire, M. Antoine Traore et le directeur national de la BCEAO, M. Maman Laouali Abdou Rafa (dans le cadre de ses fonctions précédentes), ainsi qu’avec d’autres hauts fonctionnaires, des représentants du secteur privé et des partenaires pour le développement.

« L’équipe du FMI tient à remercier les autorités nigériennes pour leur coopération et pour les échanges constructifs et fructueux qui ont eu lieu pendant cette mission. »