La Commission de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a, le jeudi 7 mai 2026 à Niamey, passé en revue avec les membres du Gouvernement du Niger, les réformes, politiques, programmes et projets communautaires au titre de l'année 2025, dans l'objectif de leur mise en œuvre effective. Placée sous la tutelle des ministres en charge des Finances, cette revue a été instituée par Acte additionnel de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement (CCEG) de l'Union, le 24 octobre 2013.
Dans son mot d'ouverture, le président de la Commission de l'UEMOA, M. Abdoulaye Diop, a réitéré sa profonde gratitude à Son Excellence le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger, ainsi qu'à l'ensemble des membres du Gouvernement pour leur engagement constant et leur appui déterminant à l'approfondissement du processus d'intégration régionale au sein de l'UEMOA.
« La présente revue, qui est à sa 11eme édition, constitue un puissant levier pour le renforcement de l'intégration économique au sein de notre espace communautaire », a-t-il souligné. Elle permet, a poursuivi M. Abdoulaye Diop, aux instances exécutives de l'Union d'évaluer les actions communes mises en œuvre pour l'atteinte des objectifs du Traité de l'UEMOA. « Les conclusions des travaux que nous allons passer en revue mettent en exergue les résultats de l'année 2025.
Il ressort qu'en cette année, le Niger a consolidé sa performance avec un taux de mise en œuvre des réformes de 76,10%. Cette évaluation a porté sur 145 réformes contre 132 en 2024 », a fait savoir le président de la Commission l'UEMOA.
Par ailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances M. Mamane Laouali Abdou Rafa, a affirmé que cette rencontre traduit la volonté des Etats de poursuivre le dialogue et la concertation autour des mécanismes de coopération économique et institutionnelle au sein de l’espace communautaire. « Elle constitue également un cadre d’échanges privilégié sur les défis communs auxquels nos pays sont confrontés, dans un contexte régional et international marqué par de profondes mutations économiques, sécuritaires et géopolitiques », a-t-il dit.
À cet égard, a soutenu le ministre, les plus hautes autorités du Niger, au premier rang desquelles le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l'État, et Son Excellence M. Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre, accordent une attention particulière à toute initiative communautaire susceptible de contribuer au renforcement de la résilience économique des États, à la préservation des intérêts stratégiques ainsi qu'à l'amélioration des conditions de vie des populations.
Ainsi, les travaux de ce jour ont pour objet principal de procéder à l'examen et à la validation des conclusions issues de la phase technique de l'édition 2025.
En effet, les résultats issus de cette phase technique montrent que le taux moyen de mise en œuvre des réformes communautaires au Niger s'établit à 76, 1 % en 2025, contre 77,39 % en 2024, soit une légère baisse de 1,29 point de pourcentage, a annoncé le ministre. « Cette évolution s'explique notamment par les contraintes observées dans certains secteurs relatifs au marché commun et aux réformes sectorielles, en particulier dans les domaines de la fiscalité intérieure, de la libre circulation, de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, des eaux et forêts ainsi que de la culture et du tourisme », a indiqué M. Mamane Laouali Abdou Rafa.
S’agissant des programmes et projets communautaires, poursuit-il, le taux moyen d’exécution physique ressort à 66%, avec un taux de décaissement de 72,22%. « Ces résultats appellent de notre part des efforts supplémentaires, mais également une réflexion approfondie sur l’adaptation des réformes communautaires aux réalités économiques, sociales et institutionnelles propres à chacun de nos Etats », a-t-il ajouté.
En outre, la phase politique de la revue constitue un cadre important d’évaluation, de dialogue et de partage d’expériences entre les Etats et les institutions communautaires. « Elle doit nous permettre de consolider les acquis enregistrés, d’identifier les difficultés persistantes et de rechercher ensemble les voies et moyens d’une coopération régionale mutuellement bénéfique », a-t-il conclu.
DACD/RP/MEF
Source : ONEP – Sahel Dimanche n°2193 du 08 mai 2026. p.3.



